Sarah
Donc, pour revenir à mon mouton : je lui ai promis l’amour éternel, je lui ai dit que lui aussi était l’homme de ma vie... - je ne pourrais jamais ne plus t’aimer bébé ! C’est pour toujours, je te le promets ! ...et tout ce genre de connerie qui fait que nos promesses n’engagent que l’autre. je l’ai attaché à moi, et plus je resserrais les liens, plus il s’éloignait de sa femme. Alors j’ai voulu voir jusqu’où je pourrais l’emmener. Un jour, il a quitté la mère de ses enfants, a pris un appart, plus tard il demanda le divorce, elle tenta de se suicider, il pleurait de ne plus voir ses mômes, alors je l’ai quitté. Larguer comme on largue une merde, et j’ai tiré la chasse. J’ai pris un pied énorme ! J’ai pris le virus. J’aime jouer avec les hommes, les manipuler, les détruire. Avec Mark j’ai réussi mon coup, mais je pense que je peux faire mieux. Je vais dormir. La nuit porte conseil il paraît. Je trouverais alors, peut-être, la solution pour aller encore plus loin. A moins que mon sommeil ne soit troublé par Mo. 2 Vous savez quoi ? Je crois que j’ai trouvé l’homme idéal ! Ce qui est drôle, c’est que je ne le cherchais pas quand il m’est tombé dessus. Quand je vous ai quitté avant de me coucher, je me suis dis que je devrais utiliser internet pour trouver ma proie idéale. En boite il y a trop de peigne-culs, sur le net je pourrais choisir calmement, les étudier un par un...je pensais donc organiser mon truc pour trouver l’homme idéal. Avant-hier, j’étais au bureau de tabac. Je prends mon paquet de clopes... - Merci Madame, au revoir Madame... << Grosse vache ! Tu pue la transpiration ! >> ...et en me retournant, j’ai heurté un homme qui portait un bambin de un an maxi, et tenait de l’autre main une fillette à peine plus âgée. Beau mec, un visage de gamin, l’air fragile et une allure de mari exemplaire avec son alliance en or qui brillait, me lançant un éclair vif dans l’oeil, comme un appel de phare : << Hé ho cocotte, tu l’as vu celui-là ? Beau spécimen non ? >> je l’ai regardé, je l’ai calculé en une seconde. Je me suis dis : << C’est lui ! >> J’ai passé ma langue sur mes lèvres, cligné des yeux, mes cils battaient l’air comme des éventails, et il est tombé dans ma toile, sans essayer de résister. Le sourire qu’il me fit, son regard gourmand posé sur mes lèvres humides, tout ça me fit penser : << T’es cuit mon pote ! >> Le lendemain après-midi on était dans un chemin forestier, lui assit sur la banquette arrière de son Scénic, moi assise sur lui, à m’agiter comme une chienne en chaleur. Ca ne dura pas longtemps; il partit en vrille au bout de dix minutes, mais j’avais déjà pris mon pied. Il n’y a que Mark qui réussit à me faire jouir aussi fort en aussi peu de temps. Ce qui me conforta dans mon idée : Il a le profil idéal ! De plus, il a l’air encore plus fragile que Mark, car il se mit à pleurer comme un môme après que je lui fis prendre son pied une deuxième fois avec ma bouche. Seul point noir à ce tableau idyllique : Alors que je faisais l’amour avec lui, le visage de Mo m’est apparu, comme s’il avait pris sa place une seconde. Je sursautais sous la surprise, mais il disparut aussi vite qu’il apparut, et le plaisir reprit le dessus. Alors là on est samedi. Je vous décris le truc : L’après-midi je vais me balader. Avant je chassais, aujourd’hui, à part le fait que j’ai encore fait éclater un feux d’artifice dans le caleçon d’un bon nombre de mecs, je ne pensais qu’à ce soir. Puis je suis rentrée, j’ai pris mon journal pour vous écrire, et je vais me préparer pour une soirée d’enfer ! J’ai rendez-vous avec l’homme”futur débris”idéal. J’ai réussi un coup de maître : le forcer à accepter de me voir, l’obliger à trouver une embrouille à raconter à sa conne de femme pour pouvoir passer la soirée avec moi. Mon but, c’est de le garder pour la nuit. Sûr que demain matin bobonne va l’attendre de pied ferme ! Je l’imagine à la table de la cuisine, en robe de chambre, sans doute rose, les cheveux coiffés avec un lance-flammes, un cendrier débordant de mégots, et l’autre tache, sur la pointe des pieds, qui essaie d’ouvrir la porte sans faire de bruit : << Cinq heures...elle doit dormir... >> Et ben non elle dort pas ! - T’étais où ? Je t’ai laissé trente messages ! Avec qui ? Quand ? Pourquoi ? Tu te fous de ma gueule ! Ouais il se fout de ta gueule, mais il a pris un pied titanesque le gars ! Je prendrai soin de laisser un gros paquet de mes cheveux sur ses vêtements, de l’imprégner de mon parfum “ Lacoste sublime salope “, et ce dimanche va être chaud, plus chaud encore que ne l’est ma petite minette en ce moment en pensant à ce qu’elle va se mettre cette nuit ! Demain matin je resterai au lit jusqu’à midi en pensant à ce qui doit se passer chez l’homme idéal ! Tout l’après-midi, j’aurais un beau sourire de jeune femme épanouie à la boulangerie !
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